20 avril 2008
LUMIÈRE
Ça fait longtemps.
Mais ce vice perdure, de manière insidieuse.
Petite réalisation.
Phare.
Faisceau.
Ce à quoi j'aspire professionnellement.
Un faisceau, qui éclaire dans la nuit.
Une vision claire, qui rassure dans le brouillard.
Délimitante, visible, aux limites tangibles.
Là où les gris sont entre les noirs et les blancs.
Chandelle.
Lueur.
Ce à quoi j'aspire personnellement.
Discrète, qui rassurent dans l'intimité, qui atténue de dures vérités.
Qui jouit dans les subtilités.
Là où je me surprends, là où je dépends.
03 décembre 2007
5 LIVRES DE MOINS
30 jours et 5 livres de moins sur la balance.
C'est pas la grosse affaire quand on y pense. Mais en passant par le je ne suis pas fière de moi mental, j'ai bifurqué par le je ne suis pas bien dans ma peau verbal et calculé tout ce que je mangeais et obsédé à chaque fois que je bougeais. J'ai aussi fait le décompte de ce que je n'avais pas accompli et voulais faire d'ici la nouvelle année, à quantifier mes échecs et à critiquer mes bons coups. J'ai pris un autre 10 livres de soucis d'un coup.
Puis je suis revenue occupée, plus le temps de compter. Retour à ma "to do list" à tous les jours, plus de pas dans la neige dehors contre moins d’appels et courriels. Je viens juste de me peser pour le fun, et en 30 jours c'est 5 livres de moins sur la balance, et les 10 livres de soucis sont aussi partis si j'y pense.
18 novembre 2007
ALLÉGORIE
UNE PLUIE
Je fais du ménage dans mes photos.
C'est pleins d'histoires et d'univers qui reprennent vie.
L'AMANT
Comme un personnage imaginaire que personne ne voit.
D’un besoin pressant, urgent.
Puis go, y faut se rentrer dedant.
Pratique, sans attente ou déception.
Il arrive sur la pointe des pieds.
Puis n'importe comment, on se prend.
Venir sans prévenir, sans parler, s'excuser.
Rituel tribal, on se provoque, s'achale, ça fait presque mal.
Puis il sort comme il est arrivé, plus essoufflé.
Pas de présent, pas de lendemain.
Ciao bye, qui sait, on s'verra peut-être ben.
Puis je me dis, merde, ça fait presque fait du bien.
Et ça reprend.
L’urgence et le besoin.
Puis je me dis, encore, j’en peux plus, reviens.
16 novembre 2007
INT. VENDREDI PM : 4 MOIS D'ABSTINANCE
POURQUOI UN VENDREDI PM APRÈS 4 MOIS D'ABSTINANCE …
ou, un vombrissement d'écriture automatique
Parce que ça fait au moins 2 semaines que je travaille peu et c'est la première fois dans ma vie de travailleuse autonome. Parce qu’il y a eu très peu de week-ends au cours desquels j'ai pu FAIRE quelque chose. Parce que j’ai développé un complexe en côtoyant des gens « qui ont des choses à dire » et finalement je me dis que ce n’est pas parce que je ne suis pas écrivaine avec une vison du monde étudiée et quantifiable que je n'ai pas le droit de poursuivre mon blogue. Parce que je suis toujours célibataire. Parce que j'ai du temps. Parce que je suis sur un down de surplus de travail au cours duquel je me suis, dans mon jardin de moi, oubliée.
Je réalise que je pense être workoholic et avoir un problème avec le fait de ne "rien" faire. Je réalise et résiste contre mes « paterns d’ex » puisque j’ai du temps pour penser à eux et de les désirer. * Nonono so notevendarezone. * Je réalise que finalement je ne suis pas et ne serai jamais une superwoman, sur un plan émotif ou personnel, et que moi aussi j’ai le droit à mes temps morts et mes remises en questions.
SOUDAIN
Je me rappelle que parce que je côtoie des gens formidables que je dois être également formidable et que j’ai moi aussi, quand j’en ai envie, le besoin d’écrire et de m’exprimer à ma guise.
CITATION
Crois, si tu veux, que des montagnes ont changés de place ; mais ne crois pas que des hommes puissent changer de caractère. Anonyme
(ça, ça doit venir d’un fortune cookie facebook !)

